Stage « se connecter à soi, au cheval, au monde » du 15 au 18 août: paroles de participantes

Médiation par le cheval.

Mon intention était de prendre ma place.

Je suis mise en situation avec Phoebus par Nathalie : Je dois le faire tourner en rond autour du cercle, en le tenant avec une longe.

Je me trouve démunie quand par trois fois il me coince calmement entre lui et la barrière, me coupant la route. L’émotion de ne pas savoir comment parvenir à ce qu’il avance, se pousse et me laisse passer me conduit à un sentiment d’impuissance.

Nathalie m’a donné des ressources, repères, pour communiquer avec Phoebus, et peu à peu affirmer mon intention et la lui exprimer clairement, et devenir « leader ».

A mon grand étonnement il a accepté peu à peu de me suivre et de se laisser mener.

J’ai fait un lien avec ma passivité dans une relation amicale : si je demande clairement ce que je veux, l’autre peut alors se positionner et à moi de m’ajuster ensuite selon sa réponse. Je dois donc oser demander un contact à l’autre.

La main intuitive et la pierre en lévitation.

J’ai beaucoup d’intuition, je le vérifie la plupart du temps mais j’en doute.

L’exercice de la main intuitive fur pour moi un beau pied de nez et une belle leçon de confiance.

J’ai laissé ma main rechercher un objet pour la construction collective et soudain je trouve une pierre. C’est OK, je la ramasse. Ma main me guide pour la disposer sur un branchage que j’avais ramassé, et là étonnement, comment est-ce possible, ça ne va pas tenir sur une structure aussi frêle ? Le doute toujours et encore qui me tenaille…

Cette fois je fais le choix de faire confiance à mon intuition, je suis là pour cela. Et à mon étonnement, une fois disposée la pierre tient en équilibre !

Si je devais encore avoir un signe, il est là !

Confiance, confiance, confiance.

Traversée.

Arrivée sans intention autre que de faire l’expérience de la rencontre avec les chevaux… l’inconnu !

Les intentions : ça m’a rassuré d’entendre qu’elles pouvaient évoluer, changer en cours de route… qu’on pouvait en avoir plusieurs…Et j’en ai eu plusieurs qui sont venues, puis j’en ai choisi une pour commencer. Le travail commence déjà pour faire cela : ça me confronte à choisir, identifier ce que j’ai envie d’explorer, creuser… Me connecter à ce qui est nécessaire pour moi, à ce qui me freine pour avancer. Et au fur et à mesure des propositions, laisser la fluidité, pour aborder une autre question. Donc super utile et intéressant… ça « brassait » pour moi pendant les temps de pause, pour sentir laquelle serait la prochaine, en m’appuyant sur ce qui s’était déjà passé et joué.

Evolution en parallèle des ressentis, des émotions : traversée, libération, réparation… Et le voyage continue avec de nouvelles questions, des proses de conscience, des moments de confusion puis ça s’éclaire, de la confiance s’installe, et coexiste avec des doutes, et puis l’exploration des poursuit avec des outils que j’ai pu utiliser.

Pour moi, les temps de pause, c’était essentiel, pour décanter, prendre du recul, intégrer, préparer la suite.

Les ressources pour moi ont été les outils de l’auto-hypnose, avec notamment la séance de rêve éveillé : un travail intense et profond, libérateur et réparateur, qui m’a permis d’aborder de façon nouvelle un aspect de mon histoire en lien avec une blessure, et de le traverser pour m’en libérer.

Et aussi l’accompagnement de Marie et Nathalie lors des séances individuelles ; pour clarifier d’abord, et proposer des pistes, soutenir, donner un feed-back.

Séance avec les chevaux.

Une heure avant la séance je reçois des nouvelles d’une personne qui m’est proche et que j’ai beaucoup aidée par le passé.

Ne prenant pas ses responsabilités, son message est très accusateur, j’appelle cela des « messages assassins ».

J’arrive à la séance, Nathalie s’est mise à l’ombre en dehors du cercle, et me demande ce que je veux travailler… Dilemme, je lui réponds qu’à la base je voulais travailler sur un thème mais qu’avec ce dernier message j’ai les boyaux retournés, je me sens mal et donc je lui explique.

Pendant mon explication Lipzou avance vers moi, me bouscule avec sa tête, je sens son soutien, qu’elle comprend ce qui m’arrive. Alors je continue à parler, je me déplace, elle revient à nouveau, avec tout son corps elle s’impose, je n’arrive pas à y mettre des mots clairs, mais c’est comme si elle me disait « arrête ne rentre pas là dedans » et il y a beaucoup de compréhension dans son attitude.

Nathalie qui m’écoute toujours dessine au sol dans la poussière avec sa badine dorée le fameux triangle dramatique sauveur-victime-bourreau, et là je comprends dans quoi je me suis fourrée avec cette personne. Et plus j’écoute, plus je comprend ce qui se joue vraiment au fond de moi. Au moment où je dis « oui c’est bon j’ai compris », Lipzou qui était à côté de moi s’avance sur le dessin et l’efface de ses sabots arrières. Je n’en reviens pas , elle me dit clairement « tu n’as rien à faire là dedans ». Tout cela s’est joué en à peine 10 minutes, et Lipzou, une fois sa mission accomplie a continué sa route en s’écartant de moi.

Ensuite j’ai pu aller dans le rond avec Juliette travailler sur le sujet que j’avais prévu à la base.

Ancrage, confiance et décision.

A chaque descente pour aller à la rivière, nous devions faire le chemin, ancrées pour sentir, observer nos déplacements, et marcher en conscience.

A plusieurs reprises, la lenteur était de mise pour prendre le chemin du ressentir et être présente.

Et puis après une séance en médiation pour aller de l’avant, me lancer, vivre des expériences, j’ai ressenti le besoin de descendre le sentier à une allure beaucoup plus rapide.

Je me sentais forte, puissante, et rein ne pouvait m’arrêter.

Toujours aussi consciente et plus confiante, j’ai dévalé le sentier d’un pas assuré, déterminé, continuant à observer l’environnement : les arbres, les bois morts, à écouter l’écoulement de l’eau dans la rivière.

Et là une prise de conscience a émergé pour moi : l’ancrage ne se fait pas forcément dans la lenteur et en ayant besoin de beaucoup de temps pour prendre des décisions, j’ai réalisé que pouvoir prendre des décisions plus rapidement me permettait d’en prendre d’autres à suivre, voire de changer d’avis, de réorienter ou d’ajuster.

De prises de décision difficiles, parfois douloureuses, je pouvais passer à beaucoup plus de souplesse, d’agilité, de réactivité et d’opportunité : rien n’est figé, tout est possibilité.

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