« Se connecter à soi, au cheval, au monde » du 6 au 10 août 2020 au centre Imala: témoignages de stagiaires.

« Ces quatre jours, c’était vraiment une traversée, rétrospectivement. Un passage d’un état de sur-tension à un apaisement, avec les éléments qui participent à la fête. Aussi un côté de mise à l’épreuve avec de gros moments de doute, l’impression pas dans un état de vivre l’expérience qui se présente à moi. Et puis l’expérience que ces états émotionnels lourds peuvent être accueillis, acceptés, traversés, déposés, transformés (que l’énergie qu’ils contiennent peut être transformée en quelque chose de plus vital).

Le lieu comme acteur à part entière de l’histoire , avec ses habitants humains, animaux  et qui semblent vivre en si belle intelligence et équilibre, c’est très inspirant. Et la nature dans laquelle chacun peut trouver son espace de liberté.

Je pense que cette formule de stage en immersion sur quatre jours permet un travail en profondeur.

Je suis touchée par la rencontre avec vous, Marie et Nath, vos personnalités, vos mystères, vos sensibilités et vos postures d’accompagnantes, si différentes et aussi si complémentaires et complices.

J’ai beaucoup apprécié l’attention portée au respect de chacun. Et aussi votre manière de démystifier vos outils, de les traiter vraiment comme des outils dont chacun peut se saisir sans qu’ils perdent leur beauté.

J’ai été très étonnée de découvrir que l’hypnose pouvait être aussi simple d’accès… ce glissement dont je ne me suis rendu compte qu’après coup. Que l’état hypnotique n’était pas absolu, binaire, mais plutôt un océan dans lequel on peut se plonger à différentes profondeurs. Que quelque chose en moi pouvait toujours inventer des histoires. Que la magie n’est pas (forcément) de l’ésotérisme, mais peut être juste un choix d’investir quelque chose d’un pouvoir, une sorte de manière délibérée d’utiliser la projection dans un but qui nous sert. Qu’il peut suffire d’un espace de jeu pour pouvoir jouer à nouveau dans la relation à Marie… mais potentiellement dans la relation à d’autres, à un environnement, à un objet. Le réaliser est salutaire, car lorsque je suis sidérée dans une situation, je ne suis plus en relation, en contact avec ce qui est autour de moi.

Avec les chevaux, juste observer Nath est une leçon. Sa présence et relation avec ses chevaux ouvrent un espace. Incroyable, la danse avec Juliette! Et la séance avec Bryum qui a reflété si fidèlement ma difficulté à formuler une intention, mon ambivalence par rapport au fait d’agir sur/avec quelqu’un d’autre. Et les émotions associées, comme la colère, la frustration, l’indignation, la tristesse. Le contact avec le cheval clarifie et intensifie les choses. le cheval n’a pas d’attente ou de projection par rapport à moi, il ne ment pas, ne manipule pas. du coup, il me renvoie à ma propre responsabilité. Et il offre sa présence, sa chaleur, il invite à la reconnaissance et à l’expression des sentiments qui sont en moi. J’aimerais continuer pour aller plus loin.

Merci Nath, Marie et les chevaux.

Enroulement autour de Bryum, centre Imala…

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Le lieu est idéal entre forêt et rivière. Quiétude, compagnonnage animal, connexion à la nature, respect des individus et de leurs besoins.

La médiation par le cheval permet de transposer des problématiques du quotidien en interaction et en coopération, en sécurité et en confiance, avec ce grand animal si sensible et à l’écoute. 

Le rêve éveillé est une porte d’accès à un imaginaire foisonnant, à la liberté de choix, d’actes puissants, de sonorités, de rencontres fantasques avec un rhinocéros, une coccinelle, un champignon patte de crabe… Les représentations interagissent, disparaissent, s’unissent pour transformer la matière psychique.

Les rituels issus des séances, actes symboliques forts, m’ont permis d’ancrer et de donner vie aux transformations vécues en rêve. Je me suis retrouvé avec toutes mes parties en accord, alliées, unies dans un même but, dans un sens commun.

La construction collective m’a permis de voir mon degré d’investissement et de transformation tout au long du stage et de développer ma créativité.

Dans le rituel de clôture, j’ai aimé écouter Marie et Elisabeth chanter ensemble, puis se placer à mes côtés pour construire avec une autre couche une écoute augmentée.

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Quel bonheur d’avoir les quatre éléments en un seul lieu! Quelle joie de pouvoir ressentir sur sa peau, dans ses poumons et par tous les sens le goût du vivant!

Le cheval est vecteur d’émotions et permet le changement. Etonnant comme l’intention sera le mouvement de sa danse!

Puis l’hypnose vient proposer les éléments complémentaires, ou primaires, premiers? Jouer avec tous ces personnages qui s’expriment en nous dans des mondes imaginaires et chargés de sens, c’est en inventer les règles, c’est trouver les bonnes alliances, choisir son monde harmonieux. Qu’il est chouette d’accorder à un objet, une représentation, une émotion et une mission… A l’écoute il se présente comme une évidence et remplit son rôle. Ca part d’une élévation vers le ciel, une connexion aux éléments, puis une descente en profondeur, vers les ressources.

Magique. 

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Ce fut une traversée dans nos contrées sombres et lumineuses – paysages, voix, matières, animaux -, un vaste champ des possibles au sens du non verbal, de l’indicible, de l’invisible, de l’indivisible.

Avec les chevaux, je retrouve l’enfance, la magie, la puissance de l’animal. J’observe ma propre animalité, mon désir de faire corps avec le cheval. Je reconnais ce qui est et n’est pas grâce à sa simplicité. J’ai compris une autre façon de communiquer, en silence, en images, en gestes. La magie s’est opérée, surtout quand Phoebus et Juliette m’ont entouré de leur présence alors que j’annonçais « je suis une sorcière blanche » et quand Bryum a sauté de joie en me montrant la voie: la légitimité? on s’en fout!

Par l’hypnose, je m’enfonce justement là où ça fait peur, je m’amuse avec cette peur, accompagnée de main de maître joyeuse et je comprends que ce sont des images qui se délitent avec mon souffle. Les rêves éveillés, quel bonheur! Des voyages psychédéliques sans psychotropes, des espaces où se ressourcer, où comprendre nos puissances, nos délires heureux. Joie, joie, joie! La magie est partout, en nous! Une anecdote: pendant l’hypnose individuelle, j’ai vu une araignée (un noeud de fils noirs) et en rentrant dans ma chambre qui est dans la clède (à l’extérieur de la maison), une jolie araignée était en vue. J’ai aussi aimé les sessions collectives au bord de la rivière, notre juste position par rapport à l’environnement, la joliesse de Marie qui partage sous l’arbre et de Nath qui médite.

Dans la construction collective, j’ai aussi trouvé mon bonheur. J’ai remplacé une pierre noire (chargée de ma honte) déjà placée dans la création et je l’ai explosée puis j’ai jeté les morceaux dans la rivière et je l’ai remplacée par un oripeau blanc qui m’a fait rire. Notre totem est très beau. Cet espace était d’une grande importance dans la construction de notre cosmogonie. Tout peut bouger, être remplacé, disparaitre. Rien n’est figé.

C’est la vie.

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J’ai été un peu effrayée au début par les outils techniques (trop d’infos pour moi). Mais je suis toujours surprise de ce qui émerge. Tous les êtres vivants de ce séjour m’ont permis d’aller contacter des espaces inconnus. J’ai accueilli le fait de ne pas m’imposer les consignes qui n’étaient juste qu’une trame. J’ai adoré le voyage intérieur en hypnose qui m’a permis de contacter mon monde animal, onirique bien caché. J’ai été réticente à la construction collective mais une idée a jailli très vite (ce qui me surprend toujours autant!) et je l’ai vécu du coup comme un espace de créativité libre. Merci!« 

Le deuxième stage « se connecter à soi pour réinventer sa vie » a lieu dans la foulée, du 13 au 16 août, il reste deux places vous pouvez vous inscrire ici!

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